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K@Net
Publié le 31, Jan à 20h10   Modifié le 30, Dec à 0h0   
Comme on le sait, le Syli national de Guinée s’est qualifié aux quarts de finale de la CAN hier lundi.
 
Ministre de la Jeunesse:« Aucun sou ne sortira sans justification. Et je ne céderai pas.» Commeon le sait, le Syli national de Guinée s’est qualifié aux quarts definale de la CAN hier lundi. Après cette qualification, les joueurs duSyli national, comme l’atteste l’une de nos dépêches précédentesn’avaient pas reçu leur prime de qualification. Pour en savoir plus surcette question de prime qui commence à prendre une tournure fâcheuse,Guinéenews© a eu une interview téléphonique avec Baidy Aribot, ministrede la Jeunesse, des sports et de la culture qui est aussi président ducomité interministériel chargé de la gestion du budget de soutien auonze national à Accra. Exclusif.

Guinéenews© : Que se passe-t-il avec le Syli national en matière de primes au Ghana ?
Baidy Aribot :
L’objectif, c’est le versement après les résultats atteints. Et lematch qu’ils ont joué pour définitivement se qualifier en quarts definale s’est fait hier (lundi 28 janvier 2008, ndlr) et s’est terminé à19 h. C’est donc hier à 19 h que leur qualification en quarts de finales'est confirmé.

Guinéenews© : A combien se monte la prime de match par objectif et par joueur ?
Baidy Aribot :
Je ne veux pas donner de précision à ce sujet puisque je veux lesprotéger conformément à notre entente. Si je le fais maintenant, lesgens vont l’utiliser contre eux, s’ils ne jouent pas bien. Je neréponds pas à la bouillabaisse. Comme c’est hier qu’ils ont joué, cemardi matin, chacun d’eux a reçu sa prime. Si vous, vous pouvez joindreles joueurs à Accra, ils pourront vous donner le montant de leur prime.Moi,j’ai remis les primes conformément à l’arrêté ministériel signé entrele ministre de l’Économie, des finances et du plan et le ministre de laJeunesse, des sports et de la culture. C’est en fonction de cet arrêtéministériel que j’ai payé ces primes-là.Ceux qui tirent lesboulets sur nous sur le plan organisationnel, les gens n’ont qu’à sepromener dans les hôtels aujourd’hui au Ghana, la Guinée est le seulpays qui a envoyé et logé ses supporters, gratis. Elle est le seul paysà donner à manger à ses supporters, gratis, et à mettre les moyens detransport gratis à leur disposition pour se déplacer et aller soutenirleur équipe partout où celle-ci doit jouer au Ghana. On a fait le plusgrand mouvement de convoi de supporters, jamais fait dans l’histoire dufootball guinéen. Hier par exemple, pour le match Guinée -Namibie, nous avons assuré le transport de près de 1500 supporters àSekondi situé à environ 600 kilomètres d’Accra pour supporter l’équipe.Dix sept autobus, 1000 supporters. Ils ont mangé, regardé le match austade et sont retournés à leur hôtel à Accra après le match.Franchement,mon objectif, c’est le pays. Je n’ai pas le temps de répondre à mesdétracteurs. J’ai beaucoup de problèmes à gérer à Accra. On m’a donnéla charge de gérer 180 supporters et 70 officiels, soit 250 personnes àprendre en charge par l’État pour que chacun se retrouve dans sesdroits. Au finish, je me retrouve avec 400 Guinéens. Il faut donc queje gère avec intelligence pour que demain, le nom de la Guinée ne soitpas sali.Comme aucune œuvre humaine n’est parfaite, il y aparfois des ratés dans n’importe quelle organisation. C’est le cas denotre premier match contre le Ghana, pays organisateur. Parce que leGhana a mis tous les problèmes de notre côté, il ne nous a pas livréles billets à temps. Les Ghanéens nous ont fermé leurs hôtels, toutcela pour destabiliser et mettre l’équipe sous pression avant larencontre fatidique. Mais passés les premiers jours, les supporterssont arrivés dans la nuit samedi. Les étudiants guinéens au Ghana sontvenus s’ajouter à ceux-ci. Ils étaient au nombre de 700 environ, ilfallait leur trouver des billets. Dans cette cacophonie, on n’avait pasla concentration nécessaire pour régler les problèmes à temps. Maisaprès ce premier match, les choses sont rentrées dans l’ordre.Danstous les cas, je suis en harmonie avec le gouvernement et le présidentde la République. Je n’ai pas de problème par rapport à cela.

Guinéenews© : Et le match Guinée - Namibie?
Baidy Aribot :
J’ai tenu une réunion à huis clos avec les joueurs ce mardi. Et pour lematch d’hier (lundi 28 janvier 2008, ndlr), j’ai dit aux jeunes que lesgens pensent qu’ils n’ont pas bien joué, mais pour moi, ils ont bienjoué. Cependant, je leur ai dit que je regrette qu’ils ne soient pastoujours concentrés sur les dernières minutes pour éviter de prendredes buts anodins tel que celui encaissé contre la Namibie au cours desdix dernières minutes. Par souci de conserver les acquis, ils ne sontpas agressifs. J’ai tenu cette réunion à huis clos avec eux après lepayement des primes.En somme, ils ont reçu leur prime avecl’entraîneur. Et ce matin, ils se sont entraînés contrairement à ce queles gens racontent. Ils vont s’entraîner cet après midi aussi. Demainmercredi, ils continueront à s’entraîner encore. Ils se préparentardemment pour aborder les quarts de finale avec sérénité. Voilà, ceque je peux vous dire, Mr Sylla, par rapport à cette question.

Guinéenews© : Que dites-vous par rapport à la gestion du budget de la CAN pour le Syli national ?
Baidy Aribot :
Pour ce qui concerne le budget, je le gère dans la transparence. Je legère sous la direction du comité interministériel mis en place par legouvernement. Ce comité est composé de sept ministères et chaqueministère a un rôle à jouer dans ce budget.A propos del’organisation, ce que les gens ignorent, c'est que ce n’est pas moiqui gère l’hébergement, c’est le ministre de l’Habitat qui le gère. Letransport, c’est le ministre des Transports qui le gère. Moi je ne faisque coordonner les activités du comité interministériel. Donc, s’il y adéfaillance dans ces secteurs, c’est aux ministres en question d’yrépondre. Ce n’est pas à moi de répondre à leur place.Ilsveulent tout mettre sur ma dos alors qu’ils ne comprennent rien aumécanisme de fonctionnement de ce comité. Et s’ils veulent en savoirplus, qu’ils viennent nous voir à la source, au lieu de racontern’importe quoi.

Guinéenews© : Vous pensez donc que c’est un problème de personne et que c’est vous qui êtes visé ?
Baidy Aribot :
Effectivement, c’est un problème de personne. Ils m’attaquent à causede la rigueur qu’il y a autour de la gestion du fonds de soutien. Carj’ai dit qu’aucun sou ne sera sorti sans justification. Et je necéderai pas.

Guinéenews© : En ce qui concerne le match Guinée- Maroc, remporté par le Syli national (3-2), quelle promesse legouvernement avait-il tenu avant le match devant les joueurs en cas devictoire ?
Baidy Aribot :
Il n'y avait aucun engagementparticulier de la part du gouvernement par rapport à ce match. C’estmoi plutôt qui voulais motiver les joueurs en leur disant qu’on varégler leur problème de prime. C’est-à-dire au lieu de payer leur primeaprès le match, les payer avant le match. Mais ils ont joué contre leMaroc jeudi. Le match s’est terminé vers les 19 h, et c’est vendredimatin, que les primes de match ont été virées de Conakry pour Accra. Levendredi déjà, c’était le week-end. C’est hier lundi 28 janvier 2008,pendant qu’ils jouaient contre la Namibie que l’argent a été déposédans le compte à Accra. C’est donc ce mardi matin, que leurs primes dequalification en quarts de finale leurs ont été payées conformément ànotre entente, c’est-à-dire primes par objectif. Il n'y a rien d’autrequi pouvait justifier le non-payement des primes.

Guinéenews© : C’est donc la prime par objectif que vous appliquez pour payer les joueurs ?
Baidy Aribot :
Exact ! C’est la prime par objectif et non la prime par match. End’autres termes, comme ils se sont qualifiés en quarts de finale, nousleur versons X montant comme prime. S’ils dépassent les quarts definale pour se qualifier en demi- finale, il leur sera versé un montantY comme prime, ainsi de suite. Tout cela pour éviter que l’argent desjoueurs leur soit payé avec du retard, synonyme à nos yeux dedéconcentration de leur part.Cela ne peut pas faire plaisir aux individus mal intentionnés, excusez l’expression, puisque c’est de l’innovation.

Interview téléphonique réalisée par Youssouf Boundou Sylla
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Youssouf Boundou Sylla


Baidy Aribot - ministre de la Jeunesse
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