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Depuis l'aube des temps, les aïeux de notre génération ont vécu inlassablement sur ces terres rouges des Rivières du sud. Après les turbulences de l'histoire coloniale, le guinéen vivote toujours sur ces terres sacrées rouges gorgées de minerais de toutes sortes. Consciemment, on vit sur des minerais aux retombées absolument néant sur le devenir d'une population assoiffée .En dépit de tout, Sur ces terres rouges, de la végétation florissante foisonne, de milliers d'hectares s'empilent de la basse cote à la forêt en passant par la savane sans oublier les contreforts du massif du Fouta Djallon.
Malheureusement, sans production agricole intense, l'auto suffisance alimentaire reste de loin un mirage. La mauvaise gouvernance a trituré notre existence. Les seigneurs de haine ont semé la corruption sur le jardin de Guinée. Avec maintenant 50 ans d'existence, la nation guinéenne indépendante et souveraine erre toujours dans l?extrême pauvreté. Conséquences : Elle se trouve scotchée, inscrite en bas et au dernier rang du tableau de l'indice de développement humain (IDH). Pourquoi tant de calvaire ? Ces quelques vers expliqueront certainement la cause de notre consternation commune face au sort de notre nation qui est tout près de la célébration de son cinquantenaire. Un florilège à lire sans ambiguïté et à mûrir.
J'écris ces terres rouges de bauxite, de diamant, d'or et de minerais multiples circonscrits sur les lueurs et pleures de vie. Terres rouges comme le sang des frères de forçats ensevelis dans les honneurs.Terres rouges comme le vif du grenier moissonné dans la torpeur.Terres rouges comme les coulées de laves de l'Etna engloutirent ses riverains nostalgiques et fiers de leurs terres. Terres rouges comme le crachement de ce canon à poudre flaqué sur un humain au point de mire. Terres rouges de farci, de'wali', de "kabanako"et de" kinikiniko"
Que dis-je encore ? Terres rouges bénies, emplies d?érudits maudits. Terres rouges élues, fournies d?une intelligentsia faisandée et de fils séquestrés pour des causes extrémistes. Terres rouges aux deniers publiques pillés par des loups et voyous de la république.Que dal ! Il ne te reste plus que ton corps écorché, ta sève gaspillée et ton reste exsangue par les clivages ethniques. Il ne te reste plus que ton reste squelettique sucé par les sangsues de la mauvaise gouvernance au service des barons de la corruption.Il ne te reste que ta dépouille profanée par les marabouts au service des démons politicards.Terres rouges au fanion marqué Rouge- Jaune-Vert mais noirci par les balles homicides qui fauchèrent lâchement les âmes de centaines de jeunes pour la révolution du 22 janvier 2007.
Terres rouges des âmes damnées sur le macadam en quête de justice noble.Terres rouges vidées à l'apex de la vérité que vivifie le passé rénitent du présent inquiétant. Terres rouges de misère, de cravaches et de vaches maigres. Où sont passés ces vaillants cultivateurs et éleveurs du terroir ?Terres rouges de décennies de répression, de régression, d'oppression et de révolution aux expressions chimériques. Terres rouges d'espérance embrigadée et de vécu insignifiant. Plus jamais ça ! Guinée, pays des terres rouges, les affres et balafres d'antan ne seront plus que datant de ton destin rude. Guinée 50 ans, ce tableau sombre s'illuminera quand seraient démantibuler les fabulateurs avec des fixettes en mémoire pour invertir notre histoire. Guinée, quand pleure et mal de vivre ne seront plus une resucée sur tes terres. Nous célébrerons cette nouvelle nation avec faveur insigne. Ce jour, le nombre de gosses sans issue dans la famine noire s'amoindrira.Ce jour, au pays des terres rouges de nouveau jalon pour un développement harmonieux se poseront pour le bonheur d'un peuple longtemps mutilé, laisser pour compte...
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