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Grand Public permet aux artistes de mieux s’exprimer…
« Mohamed Max Camara est un animateur qu’on ne présente plus en Guinée. L’homme a donné un coup de pouce à beaucoup d’artistes à travers son émission ‘’Découverte’’ sur la lucarne joyeuse. Cette émission, on se rappelle, a cédé la place à ‘’Grand Public’’ dans la continuité et dans le but de mieux permettre aux artistes de s’exprimer dans les médias comme l’a expliqué Max à notre reporter. Clin d’œil… »
www.podium-magazine.info: Quel est le but de l’émission Grand Public ?
Mohamed Max Camara : Nos artistes ont un niveau très bas, ils ne communiquent pas. Il faut leur permettre de s’exprimer dans les débats télévisés, à la radio ou dans les concerts. Le but de l’émission Grand Public est donc de rehausser le niveau de nos artistes en matière de communication.
Comment en es-tu arrivé là ?
Au départ, par amour pour l’animation culturelle, j’ai commencé mon petit bonhomme de chemin et le reste est venu après, à force de persévérer et de toujours chercher à mieux faire. Dieu merci, aujourd’hui, je suis adulé et le monde apprécie ce que je fais pour le rayonnement de la culture guinéenne. J’ai eu le plus gros contrat de sponsoring avec Areeba pour la RTG avec 150 millions de francs guinéens grâce à mon émission.
Quel regard portes-tu sur l’évolution de la culture guinéenne actuellement ?
Je pense que ça commence à aller, il y a maintenant une grande ouverture avec la création du ministère de la Culture, des Arts et Loisirs. Après la période de gloire des années 60 et les années difficiles. Cette ouverture va permettre aux jeunes de mieux faire. Ne soyons pas pessimistes, il y a un complexe quand on parle de musique guinéenne. Ceux qui disent que ça s’arrête à Coyah ont tort, pour moi ça va plus loin. Il ne faut pas avoir un regard tronqué de la culture guinéenne. Mory Kanté a fait chanter et danser le monde entier avec yêkêkê, c’est un exemple. C’est comme ce que les pères de la négritude : Senghor, Léon Gontran Damas ou Aimé Césaire ont fait en montrant à la face du monde que la culture noire n’est pas une petite culture, c’est ce que Mory Kanté, à travers sa musique, a prouvé aussi au monde entier et ça c’est le fruit de la culture guinéenne.
Que penses- tu du métier de journaliste en Guinée ?
Les journalistes doivent pouvoir vivre de leur travail, ils font beaucoup pour ce pays. Quand un journaliste passe quelque part, il faut qu’on le respecte parce qu’il le mérite.
tél 224-25-75-97.
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