La jeunesse constitue sans nul doute l’espoir de demain, le grenier des ressources humaines pour amorcer toutes reformes économiques ou culturelles dans un pays. En Guinée : Préparer, instruire, informer et éduquer cette jeunesse reste encore un défi où les principales activités humaines sont orientées vers la subsistance, le militantisme idéologique et l’instrumentalisation. Cette dure réalité place notre pays dans la zone d’ombre des nations en matière de développement humain depuis cinq décennies après son accession à l’indépendance, le 02 octobre 1958.
Eh bien ! C’est désolant de le scandé : La république a 50 ans, la jeunesse elle, attend toujours. Triste réalité. L’Homme doit constamment faire le bilan de son expérience, découvrir, inventer, créer et progresser dixit cette maxime de Mao .Qu’avions nous fait jusqu’alors ? Si les réflexions inspirées par les politiques guinéens jusqu’ici restent terrés dans l’immobilisme, le pessimisme, le sentiment d’impuissance, l’anarchie, l’orgueil et la présomption .
Que restent-ils des structures d’éducation physique , des permanences et autres installations sportives et culturelles laissées par feu Sékou Touré ? Pire encore que le musée national symbole de notre identité culturelle est en ruine. Le constat est amer. Depuis 1984, la jeunesse guinéenne reste marginalisée à tort. Aucune structure adéquate pour son épanouissement, aucun mouvement quantifiable pour son essor. Les jeunes au vu des politiques représentent la couche à duper, l’appât électoral pour asseoir leurs hégémonies dictatoriales avec son corollaire d’extrême pauvreté et de restrictions de libertés publiques.
Ce n’est plus un secret pour personne, près de 200 âmes de jeunes fauchées sur le macadam par des balles assassines en janvier février 2007 illustrent fâcheusement cet état de fait .Les raisons sont connues de tous , les assassins eux, courent toujours . Tan disque la jeunesse guinéenne continue de vivre sa triste réalité au quotidien de stresses de vie et de pauvreté accrue.
Ma Guinée scandale géologique, fuite en avant des cerveaux, maintenant devenu chaos sportif et culturel : C’est le comble ! C’est n’est pas un hasard si le sily national se fait martelé et laminé en quart de finale de la CAN 2008 face aux éléphants ivoiriens. Cette cuisante défaite constitue une sévère correction pour le foot et le sport guinéen en général qui sombre dans l’improvisation et qui ne s’appuie sur aucune structure de base pour la formation afin assurer la relève. Allez-y du coté du’’ Sol béni’’ ou du MimoSifcom , vous comprendrez. Damnation! Le pourcentage de pauvres au sein de la population guinéenne est supérieure à la moyenne africaine : 49,2% en 2002 contre 40,3% en 2004. Ainsi en 2002, on dénombrait 4.183.947 de personnes pauvres en Guinée dont 2.256.331 jeunes de 7 à 39 ans en utilisant la méthode du BIT. Le taux de chômage des jeunes de 20 à 29 ans est estimé à 25,6% à Conakry dont 29,7% pour les filles contre 23,6% pour les garçons selon le programme national de la jeunesse en 2004.
Au regard de ces statistiques, des efforts en synergie doivent être misent en place pour inverser la donne et assurer un meilleur épanouissement de la jeunesse guinéenne car sa population est essentiellement constituée de mineurs 53% de moins de 18 ans, 54% entre 7 et 39 ans ; l’age moyen étant estimé à 2 3,2 ans en 2002 ce qui est un acquis démographique important pour le développement harmonieux dans un pays. Comme démontre le BIT dans ‘’Les tendances de l’emploi de jeunes ‘’ il convient de se convaincre que tant que le potentiel de la jeunesse sera gaspillé au lieu d’être valorisé, ni les jeunes, ni la société dans son ensemble ne pourront prétendre à une prospérité et à la réduction de moitié de l’extrême pauvreté et de faim d’ici 2015, objectif ultime de la déclaration du Millénaire. .Pour le moment en Guinée, le fossé est balaise, c’est loin. La république à 50 ans, la jeunesse, elle attend toujours dans ce spleen, sevrée de joie et serrée dans les couloirs pour un premier job qui tarde à venir .Vivement le cinquantenaire !
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