Il y a trois semaines, M Seydou Dioubaté a pris la poudre d’escampette face à la colère des artistes des ballets Djoliba et de l’ensemble instrumental national.
Les raisons de cette colère des artistes sont liées au remaniement qui a été fait au niveau de la structure des deux ensembles. Les artistes l’ont rendu responsable du départ du Ansoumane Djessira Condé à la tête du ballet Djoliba.
L’ensemble instrumental qui est en hibernation depuis belle lurette, s’en est mêlé pour manifester leur courroux. Les artistes sont venus au ministère proférer des menaces à l’endroit de Seydou Dioubaté. Ce dernier n’a trouvé d’autres recours que de prendre la fuite, comme un vulgaire voleur, pour sauver sa peau.
Il est vrai que Seydou Dioubaté est souvent accusé, à tort ou à raison, d’être au centre de plusieurs petites magouilles au niveau de la direction nationale de la culture dont il est le patron. On évoque l’amalgame qu’il a entretenu autour des Amazones de Guinée. En effet, il est le manager des ballets Africains et ancien administrateur déchu des Amazones woman drummers, version percussion de Guinée, alors que l’orchestre musical les Amazones de Guinée portent le même nom depuis les années 60. En tous les cas, les hommes de culture se plaignent trop de ce directeur national qui ne fait rien pour entretenir de bons rapports avec eux. Il doit comprendre que la culture a beau être orpheline, les hommes qui l’animent n’accepteront pas tous, de se laisser marcher sur les pieds. Tous ceux qui se servent de la culture auront un sort peu enviable. Ça ne fait que commencer…
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