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K@Net
Publié le 13, Dec à 12h45   Modifié le 13, Dec à 12h52  
Il n’est un secret pour personne que les Guinéens souffrent de la mauvaise gestion de leurs dirigeants qui ne pensent qu’à voler les deniers publics et à s’enrichir illicitement.
 

Il n’est un secret pour
personne que les Guinéens souffrent de la mauvaise gestion de leurs dirigeants
qui ne pensent qu’à voler les deniers publics et à s’enrichir illicitement.



Ces comportements ont eu
pour effets, d’énerver une grande majorité de la population qui est
essentiellement jeune. C’est ainsi qu’en janvier et février 2007, les jeunes se
sont soulevés contre le gouvernement
pour demander son départ des affaires. L’opinion nationale et internationale a
suffisamment été informée de ce qui s’est passé chez nous. Car, quelques jours
après l’expression de ce raz le bol, le président de la république a décrété l’état
de siège . ce qui a donné l’occasion a beaucoup d’hommes en tenue de
commettre des bavures irréparables. Quant aux bandits, ils se sont servis
royalement par des casses, des vols et de viols. Beaucoup de familles ont été endeuillées,
l’on a dénombré plus de 400 morts et des disparus qu’on ne reverra certainement
plus. Malgré tout, les jeunes continuent de manifester leur mécontentement dès
lors qu’ils se sentent léser. C’est l’unique façon pour eux de se faire
entendre des autorités.





Les jeunes de Bambéto,
Cosa, Hamdallaye vont-ils arrêter de manifester ?





Il y’a quelques semaines,
les jeunes de la banlieue de Conakry ; Bambéto, Cosa, Hamdallaye et
environs ont manifesté violemment contre
la baisse insignifiante du prix du carburant (de 7000gnf à 5500 Gnf). Des barrières
ont été érigées sur la route le prince, des pneus en feu et des cailloux jetés
sur des véhicules ont poussé les forces de l’ordre, fidèles à leurs méthodes,
de faire une descente musclée sur le terrain pour mater les manifestants. A l’issu
de deux jours ‘’Chauds’’, les jeunes ont reculé face à la réaction, du reste,
brutale des forces de sécurité. Ainsi, la voie a été dégagée par les jeunes qui
ont eu la malchance d’être arrêtés. Certains ont été copieusement rossés avant
d’être embarqués. D’autres, pour s’être fait remarquer, par ce que trop engagés,
ont été obligés de quitter leurs quartiers ou de d’aller hors de la Guinée pour
échapper à la prison. Il faut noter que le nouveau ministre de la sécurité est
venu, en personne, à la rencontre des jeunes de ces quartiers pour leurs
demander pour quel motif manifestaient-ils avec autant de violence ? Après
explications, les deux parties, grâce aux bons offices des sages et des imams,
ont signé la paix. Les jeunes, par la voix de
leur porte parole et des sages ont promis qu’il n y’ aurait plus de
manifestations de rue chez eux. Jusque quand ? Une question qui mérite d’être
posée, quand on sait qu’il y a toujours des problèmes élémentaires liés à la
nourriture, à l’eau et à l’électricité. Toujours est-il que le ministre de la sécurité,
El hadj Diané, a fait un geste de bonne volonté en acceptant de libérer tous
les jeunes qui ont été arrêtés pendant ces récents événements. Attendons de
voir si ces jeunes tiendront parole





Du cas des jeunes
victimes et des disparus ?





Une commission d’enquête a
été mise en place, pour situer les responsabilités concernant les tueries de
janvier et de février 2007. Depuis sa
constitution quelques mois après l’accalmie, jusqu’à nos jours, nada. Pourtant,
le gouvernement avait promis de faire la lumière sur ce massacre de jeunes Guinéens.
Les familles des victimes attendent toujours dans l’impasse. C’est un autre élément
de tension qui pourrait rattraper le gouvernement, s’il ne prend garde. Il y’ a
aussi des jeunes dont on ne connait pas la destination depuis cette période. Tout
un tas de problème aux quels il faut faire face car, il s’agit de jeunes qui
constituent l’avenir de ce pays. Pour rappel, sachez, que la première victime
de quelques 400 environ, est tombée dans le quartier Hamdallaye, il se
surnommait, Petit. Quand ils ont tiré sur lui, à bout portant, ces amis l’ont
porté sur leurs têtes avec l’intention de le déposer à Kaloum. Ils ont été dispersés.
Et parmi ceux qui le portait, il y avait, un certain Aboubacar Diakité de
Hamdallaye qui a disparu depuis ce jour et Mamadou Diallo dont les parents ont
retrouvé les traces en Sierra Leone. Quant à Karamoko Bah, il se trouverait en
Cote d’Ivoire. Beaucoup d’autres se trouvent dans la même situation. Comment résoudre
ces épineux problèmes ? Seules les autorités compétentes peuvent répondre à
cette question. Ces récents événements ont fait deux morts dont un policiers
qui était en civil. L’on signale la disparition de Souleymane Diakité né en 1985
à Kamikolo dans la préfecture de Boké de Mamadou Diakité et de Djenaba Fofana. Selon
ses parents, le jeune Souleymane Diakité, chauffeur de son état n’est pas rentré
à la maison depuis le début des récentes contestations de Hamdallaye de Bambéto
et Cosa. Se serait-t-il enfui ou mort ? Aucune réponse, du moins pour le
moment. Ce qui est certain, c’est que le jeune chauffeur Souleymane habitait le
quartier Tombolia et il conduisait le véhicule du secrétaire général de la
jeunesse de l’U.F.R (Union des Forces Républicaines) de la section de Tombolia.
Aurait-il eu des ennuis par rapport à son appartenance au parti de Sidya Touré ?
Rien n’est à exclure car, chez nous les opposants sont des parias aux yeux de
certains barons extrémistes au pouvoir. En tous les cas, la disparition de
Souleymane Diakité et de tous les autres, d’ailleurs, inquiètent. On peut dire,
sans risque de se tromper, que la justice guinéenne aura à faire quand une véritable
démocratie s’installera en Guinée. Par ce qu’il faut que lumière soit faite sur
tous ces morts et disparus.



En attendant, force est de
signaler, que les jeunes ont souffert le martyr dans notre pays. Et les causes
profondes sont connues de nos dirigeants. La balle est donc toujours dans leur
camp.





marcoibrahim@afrik.com

tel 00224479521/00224518984




Marco Ibrahim Sory Bah.
Conakry Rép. de Guinée

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