Il n’est un secret pour personne que les Guinéens souffrent de la mauvaise gestion de leurs dirigeants qui ne pensent qu’à voler les deniers publics et à s’enrichir illicitement.
Ces comportements ont eu pour effets, d’énerver une grande majorité de la population qui est essentiellement jeune. C’est ainsi qu’en janvier et février 2007, les jeunes se sont soulevés contre le gouvernement pour demander son départ des affaires. L’opinion nationale et internationale a suffisamment été informée de ce qui s’est passé chez nous. Car, quelques jours après l’expression de ce raz le bol, le président de la république a décrété l’état de siège . ce qui a donné l’occasion a beaucoup d’hommes en tenue de commettre des bavures irréparables. Quant aux bandits, ils se sont servis royalement par des casses, des vols et de viols. Beaucoup de familles ont été endeuillées, l’on a dénombré plus de 400 morts et des disparus qu’on ne reverra certainement plus. Malgré tout, les jeunes continuent de manifester leur mécontentement dès lors qu’ils se sentent léser. C’est l’unique façon pour eux de se faire entendre des autorités.
Les jeunes de Bambéto, Cosa, Hamdallaye vont-ils arrêter de manifester ?
Il y’a quelques semaines, les jeunes de la banlieue de Conakry ; Bambéto, Cosa, Hamdallaye et environs ont manifesté violemment contre la baisse insignifiante du prix du carburant (de 7000gnf à 5500 Gnf). Des barrières ont été érigées sur la route le prince, des pneus en feu et des cailloux jetés sur des véhicules ont poussé les forces de l’ordre, fidèles à leurs méthodes, de faire une descente musclée sur le terrain pour mater les manifestants. A l’issu de deux jours ‘’Chauds’’, les jeunes ont reculé face à la réaction, du reste, brutale des forces de sécurité. Ainsi, la voie a été dégagée par les jeunes qui ont eu la malchance d’être arrêtés. Certains ont été copieusement rossés avant d’être embarqués. D’autres, pour s’être fait remarquer, par ce que trop engagés, ont été obligés de quitter leurs quartiers ou de d’aller hors de la Guinée pour échapper à la prison. Il faut noter que le nouveau ministre de la sécurité est venu, en personne, à la rencontre des jeunes de ces quartiers pour leurs demander pour quel motif manifestaient-ils avec autant de violence ? Après explications, les deux parties, grâce aux bons offices des sages et des imams, ont signé la paix. Les jeunes, par la voix de leur porte parole et des sages ont promis qu’il n y’ aurait plus de manifestations de rue chez eux. Jusque quand ? Une question qui mérite d’être posée, quand on sait qu’il y a toujours des problèmes élémentaires liés à la nourriture, à l’eau et à l’électricité. Toujours est-il que le ministre de la sécurité, El hadj Diané, a fait un geste de bonne volonté en acceptant de libérer tous les jeunes qui ont été arrêtés pendant ces récents événements. Attendons de voir si ces jeunes tiendront parole
Du cas des jeunes victimes et des disparus ?
Une commission d’enquête a été mise en place, pour situer les responsabilités concernant les tueries de janvier et de février 2007. Depuis sa constitution quelques mois après l’accalmie, jusqu’à nos jours, nada. Pourtant, le gouvernement avait promis de faire la lumière sur ce massacre de jeunes Guinéens. Les familles des victimes attendent toujours dans l’impasse. C’est un autre élément de tension qui pourrait rattraper le gouvernement, s’il ne prend garde. Il y’ a aussi des jeunes dont on ne connait pas la destination depuis cette période. Tout un tas de problème aux quels il faut faire face car, il s’agit de jeunes qui constituent l’avenir de ce pays. Pour rappel, sachez, que la première victime de quelques 400 environ, est tombée dans le quartier Hamdallaye, il se surnommait, Petit. Quand ils ont tiré sur lui, à bout portant, ces amis l’ont porté sur leurs têtes avec l’intention de le déposer à Kaloum. Ils ont été dispersés. Et parmi ceux qui le portait, il y avait, un certain Aboubacar Diakité de Hamdallaye qui a disparu depuis ce jour et Mamadou Diallo dont les parents ont retrouvé les traces en Sierra Leone. Quant à Karamoko Bah, il se trouverait en Cote d’Ivoire. Beaucoup d’autres se trouvent dans la même situation. Comment résoudre ces épineux problèmes ? Seules les autorités compétentes peuvent répondre à cette question. Ces récents événements ont fait deux morts dont un policiers qui était en civil. L’on signale la disparition de Souleymane Diakité né en 1985 à Kamikolo dans la préfecture de Boké de Mamadou Diakité et de Djenaba Fofana. Selon ses parents, le jeune Souleymane Diakité, chauffeur de son état n’est pas rentré à la maison depuis le début des récentes contestations de Hamdallaye de Bambéto et Cosa. Se serait-t-il enfui ou mort ? Aucune réponse, du moins pour le moment. Ce qui est certain, c’est que le jeune chauffeur Souleymane habitait le quartier Tombolia et il conduisait le véhicule du secrétaire général de la jeunesse de l’U.F.R (Union des Forces Républicaines) de la section de Tombolia. Aurait-il eu des ennuis par rapport à son appartenance au parti de Sidya Touré ? Rien n’est à exclure car, chez nous les opposants sont des parias aux yeux de certains barons extrémistes au pouvoir. En tous les cas, la disparition de Souleymane Diakité et de tous les autres, d’ailleurs, inquiètent. On peut dire, sans risque de se tromper, que la justice guinéenne aura à faire quand une véritable démocratie s’installera en Guinée. Par ce qu’il faut que lumière soit faite sur tous ces morts et disparus.
En attendant, force est de signaler, que les jeunes ont souffert le martyr dans notre pays. Et les causes profondes sont connues de nos dirigeants. La balle est donc toujours dans leur camp.
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